dimanche 17 septembre 2017

Armorkite

Dimanche 30 Juillet : Essais Armorkite (kisskissbank)

Jean-Pierre et moi avons retrouvé Maxime devant la capitainerie de Port-Haliguen.
Nous découvrons le bateau presque à la sortie du port, à couple d'un autre bateau.


Le bateau sans mât surprend les passants

Les redans sur les côtés de la coque peuvent apporter une stabilité supplémentaire au bateau.lorsqu'il gite fort.

On attrape les haubans pour passer la filière du premier bateau, mais au moment de passer sur le bateau kite, plus de hauban pour s'accrocher. Heureusement le bateau est stable, plus bas et sans filière, donc pas trop de soucis pour embarquer, malgré la perte de repère.

Emma et Guillaume, navigateurs de la veille, nous aide à dérouler les lignes sur le ponton afin de vérifier la longueur des lignes, et préparer les réglages pour l'aile de 18m². Nous roulons ensuite les lignes sur l'enrouleur, moulinet de pêche au gros XXL accueillant les 4 lignes (plus que 3 après le Y où 2 des lignes se rejoignent) à la fois.

Les passants et voisins de ponton sont intrigués par ce mini bateau (6m50, d'où le nom AK650) sans mât. Le bateau de la capitainerie vient s'assurer que la nuit précédente a bien été payée. C'est bien ok, il y avait probablement un doute vu le nom "ArmorKite" écrit en gros sur la coque et différent du vrai nom du bateau, "VaCiLie", contraction des prénoms des muses de nos hôtes.

Après une courte explication du fonctionnement du bateau, nous rangeons nos sacs dans la cabine avant (je ne suis pas rentré à l'intérieur pour voir si je rentrais), Maxime démarre le moteur, on largue les amarres et nous voici partis.

Maxime réalise un beau demi-tour au moteur, ce qui met en confiance sur la pratique de notre skipper du jour.

Nous quittons le port, jusqu'à être un peu plus au large, hors du trafic et du dévent de la côte.

Maxime à la barre du moteur 6CV (à l'arrière bâbord). A noter aussi, les pare-battages qui se transforment en coussin.

Maxime coupe le moteur, et jette l'ancre flottante à l'eau, nous voici en dérive lente vers le large, poussé par le vent.

L'ancre flottante attachée à l'arrière tribord

Maxime nous propose de choisir entre la 12m² et la 18m² (la 25m² étant en réparation). Le vent n'est pas très fort (10 à 15kt), mais par prudence, je propose de prendre la petite. Maxime sort l'aile de la cabine et commence à regonfler les lattes (pas de one pump sur cette vieille aile). Avant de gonfler le boudin principal, on retourne l'aile et une personne la maintient au dessus du pont. L'aile est donc maintenu à l'envers par rapport à la position classique utilisée sur la plage pour gonfler l'aile, mais dans la position utilisée pour poser l'aile sur la plage. Une autre personne commence à gonfler l'aile. Une petite astuce permet à l'embout de sauter, juste quand la pression est suffisante.

Gonflage de l'aile


Une fois l'aile gonflée, une personne continue à la tenir en la décalant d'un côté ou de l'autre afin qu'une autre puisse attacher les lignes aux extrémités de l'aile. Une fois les 4 lignes attachées (pas de 5ème ligne sur cette aile), l'aile est mise à l'eau et poussée sous le vent par le vent, plus vite que le bateau retenu par l'ancre flottante.
On déroule ensuite les lignes : une personne tourne la manivelle pendant qu'une autre "tire" les lignes vers l'extérieur du système, vers le kite pour l'aider à partir et ne pas avoir de mou dans les différentes renvois (sinon attention aux nœuds!). Les frottements sont en effet important car certains systèmes peu fiables ont été doublés, ou des renvois manquants. Cela devrait bientôt être amélioré. En attendant, une bonne communication est pour cela nécessaire (nous avons au début eu des difficultés de vocabulaire sur les actions à réaliser).

Manivelle du winch


En théorie, une fois les lignes déroulées (longueur arbitraire), on décolle l'aile à partir de l'eau, comme en kitesurf.

En pratique, le vent est faible et le lancement ne fut pas si facile avec la petite aile. La difficulté principale dans ces conditions étant de retourner l'aile pour que le boudin ne soit plus en bas.

Différentes techniques furent essayées avec plus ou moins de succès :
  • Tendre les deux lignes arrières à la fois en lâchant complètement les avants afin de décoller l'aile en marche arrière, puis de lui faire faire demi-tour, avant de repartir en marche avant en relâchant les lignes arrières.
  • Alterner des tensions sur une ligne arrière, puis l'autre afin de faire osciller l'aile en milieu de fenêtre en profitant de son inertie, jusqu'à la faire basculer
  • Reprendre de quelques mètres les lignes avant puis les lâcher d'un coup afin de détendre les lignes et permettre au vent d'aider le cerf-volant à basculer sur son dos.
  • Utilisation de la 5ème ligne pour faire basculer l'aile sur le dos
Afin de pouvoir réaliser ces manœuvres, les lignes furent prises directement à la main (avec tout de même une paire de gants/mitaines de protection, afin d'avoir plus d'amplitude de mouvement qu'avec les poignées et un meilleur ressenti.
L'aile fit parfois des tours sur elle-même, autour de l'axe des lignes, ou d'avant en arrière. Cela finit par compliquer le pilotage, et contrairement à une barre de kite classique, il n'y a pas moyen de défaire ces tours une fois en l'air (à moins de faire des kiteloops).

Une difficulté supplémentaire venait du fait que le trim n'était pas réglé pour la 12m2 est que nous ne connaissions pas son réglage. Le pire était lorsque l'aile n'était pas assez "trimmée". Dans ce cas, l'aile était surbordée même en lâchant complètement les lignes arrières, et avait tendance à partir en marche arrière (donc difficile pour décoller).
Une aile trop "trimmée" était plus facile à décoller en prenant les lignes en direct. Afin de reprendre le contrôle avec les poignées, il faut cependant faire le réglage en relâchant les lignes avant une fois l'aile en l'air.

Le pilotage de l'aile est assez similaire à ce que l'on peut faire en kitesurf. L'aile a peut-être besoin d'être plus bordée (en tout cas la 12m2, trop petite) pour avoir de la puissance supplémentaire.

Le barreur peut aider au pilotage de l'aile. La règle générale est d'avoir les lignes à environ 45° du bateau, jamais plus. Cela donne par exemple un bon repère pour le près quand l'aile est sur le côté de la fenêtre de vol. Au cas où l'aile repart dans la fenêtre pour une raison ou une autre (trajectoire, aile surbordée), il faut abattre pour la suivre. Sans cela la traction de l'aile peut devenir trop forte et faire gîter le bateau, ou endommager du matériel.

Nous avons eu le problème une fois où l'aile est repartie de l'autre côté de la fenêtre de vol suite à une erreur de pilotage. Malgré une action rapide pour suivre l'aile à la barre, l'aile s'est retrouvée à plus de 90° de l'axe du bateau, stoppant le bateau vers l'avant et stoppant également sa rotation, la barre ne permettant plus de manœuvrer. Nous avons entendu un claquement, mais sans constater de dégât. Ce n'est qu'en rentrant que nous avons vu que le chariot avait sauté d'un cran.

C'est peut-être une des pires choses qui puissent arriver en kiteboat, et qui a déjà conduit quelques pionniers à jeter l'éponge, le kite traversant la fenêtre pouvant conduire à un coup de gîte, un chavirement, un décollage du bateau, ou à blesser une personne se trouvant sous le vent dans le chemin de la ligne. Ici, vu que le bateau est stable, et que nous étions tout de même 3 à bord avec une petite aile et peu de vent, cela n'a pas été trop effrayant.

Une idée contre cela pourrait être d'avoir un largueur automatique, par exemple un bâton vertical qui serait poussé par les lignes au dessus d'un certain angle par rapport à l'axe du bateau.

Malgré cela, nous sommes ensuite passés à la 18m2 pour faire quelques bords avant un retour au coucher du soleil vers 22h.

Un horizon dégagé grâce au kite


Maxime chargeait ensuite le bateau sur la remorque. Le bateau en PVC/polystyrène ne pèse que 200kg ce qui permet de le tracter avec un permis B limité à 750kg, de naviguer sur tous les plans d'eau et d'éviter de payer une place au port toute l'année, ou des grutages fréquents.

D'après Maxime, l'étrave large et ronde permet de survoler le clapot

Moteur 6CV
Très pratique, il permet de manœuvrer au port, puis au bateau de filer à 9kt, et de rentrer rapidement au port après les essais ou si le vent tombe.
Par contre, les lignes se sont prises plusieurs fois dans l'hélice. Un moteur jet permettrait d'éviter d'avoir ce problème. Un moteur inboard éviterait également d'avoir des éléments aériens qui dépassent dans lesquels peuvent se prendre également les lignes. Une autre solution est d'avoir un arceau sur l'arrière (dans l'air et sous l'eau) qui va empêcher les lignes de venir en direct (mais ce n'était pas tellement le cas).
On aurait pu utiliser la motorisation pour s'aider à lancer l'aile en mettant un peu de marche arrière, en stoppant complètement la dérive du bateau, voir pour reculer un peu, mais le bateau avec le pont ouvert vers l'arrière n'a pas l'air très adapté pour la marche arrière. A vérifier, notamment pour le support du moteur, pour l'instant assez fragile, ce qui expliquait le bout de sécurité relié au moteur.

Ancre flottante
Une ancre flottante était attachée à l'arrière tribord. A défaut de permettre de faire de la marche arrière, elle permet de ralentir la dérive du bateau, en s'ouvrant dans l'eau comme un parachute. Sans cela le bateau, conçu pour glisser le mieux possible sur l'eau, avance trop vite vers le kite, et il n'est jamais possible d'avoir les lignes tendues pour décoller l'aile.
L'ancre flottante ramenée à bord.
Un bout (le bout vert) assure la traction. Un deuxième bout (le bout blanc) permet normalement de la ramener facilement en dégonflant le parachute. Malheureusement, l'ancre flottante avait tendance à faire des tours sur elle-même et au bout de quelques dizaines de tours, le mécanisme ne fonctionnait plus. Si l'ancre est attachée en un seul point, un émerillon devrait permettre d'éviter ceci. Les lignes du kite se sont également prises une fois dans l'ancre, suite à un peu de laisser aller à bord!

L'inconvénient de l'ancre flottante est que le bateau sans vitesse n'est plus manœuvrant à la barre (surtout si on oublie de descendre le safran relevable dans l'eau...).
La position d'accroche du point d'attache détermine le cap d'équilibre du bateau (tribord amure au portant dans notre cas. Du coup le bateau a tendance à se décaler à droite par rapport à l'axe de la direction dans laquelle va le vent. Le résultat est que le cerf-volant traînant un peu dans l'eau a une tendance à vouloir décoller à gauche de l'axe du vent, c'est à dire du mauvais côté par rapport à la direction du bateau.
Il serait possible de jouer sur l'angle d'équilibre du bateau en jouant sur la position du point d'attache de l'ancre flottante, soit en modifiant la position du point d'attache, soit en ayant une patte d'oie réglable et deux points d'attaches (ce qui pourrait également empêcher d'avoir des tours). Cela n'était cependant pas possible sur l'arrière bâbord à cause du moteur hors-bord.

Schéma expliquant l'équilibre naturelle du bateau lorsque l'aile est dans l'eau, et la difficulté à décoller le cerf-volant du bon côté

Une fois que le cerf-volant est en l'air, on peut enlever l'ancre flottante. Si le cerf-volant tombe à l'eau, il faut rapidement la lancer à l'eau afin d'éviter que le bateau n'avance sur les lignes, et de perdre du temps à attendre que le cerf-volant dérive de nouveau au milieu de la fenêtre de vent pour le redécollage

5ème ligne
La 12m2 n'était pas équipée d'une 5ème ligne, bien présente sur la 18m2. Cette ligne, fixée au milieu du boudin, sert normalement pour la sécurité et permet de choquer complètement l'aile lorsque les 4 autres lignes sont larguées de quelques mètres.
Mais elle permet aussi de faciliter grandement le décollage, notamment dans le vent faible. Pour cela il faut à la fois tendre cette ligne et une ligne arrière pour faire basculer l'aile sur le côté.

Bobine Do It Yourself pour la 5ème ligne
Chariot
L'utilisation du chariot permet de limiter la gîte du bateau en le descendant un peu sous le vent. Pour cela contrairement à un chariot de grand voile, il faut mettre un peu d'énergie, la position d'équilibre étant au milieu. Remettre l'aile vers le zénith facilite donc la manœuvre.

Dérives
Le bateau est doté de deux dérives sabres asymétriques. Pour l'instant, elles sont simplement équipées d'une poignée pour les remonter. Au début nous descendions les deux dérives, ce qui permet de freiner le bateau pour les débutants, comme en "chasse-neige". Pour faire un peu plus de vitesse, on ne garde que la dérive sous le vent. La dérive au vent se cale en position haute, juste en tirant un peu dessus. Il faut bien le faire, sinon la dérive finit par retomber (en général par magie au moment où Maxime dit qu'il faudrait la remettre!).
Les lignes se sont également coincées une fois dans les dérives, mais sans difficulté pour les décoincer.
La dérive se met à chanter lorsque le bateau accélère, aux alentours de 7kt puis 12kt d'après Maxime, ce qui nous a donné une petite idée des performances.

Sécurité
Le bateau est considéré comme un bateau expérimental, et n'est pas soumis à la "Div 240".
Cela permet d'aller à 6 miles des côtes. Le bateau n'a pas de filière de sécurité, mais vu le peu de gite, ce n'est pas gênant dans la partie arrière.  Il n'y a normalement pas besoin d'aller sur l'avant du bateau, mais cela pourrait arriver. Mouillage?
Nous avions à bord une VHF portable sur le canal 16, relié par un petit bout au bateau.
L'un de nous avait un couteau sur lui au cas de besoin de couper les lignes. Un étui de rangement pour un couteau de sécurité serait le bienvenu.

What is next?
Un deuxième bateau est en construction. L'objectif à terme étant une commercialisation du bateau pour permettre la pratique à tous.
En attendant, ArmorKite mise plutôt sur des formations ou des locations pour les "early-adopters" (armorkite, clickAndBoat). Pour cela Maxime et Thibaud suivent actuellement la formation de moniteur de voile qui devrait permettre la formation et la location de l'AK650 (notamment depuis que les activités liées au kite nautique ont été reprises par la Fédération Française de Voile).



dimanche 13 août 2017

Ptites news Kiteboat

Race For Water
J'ai pu discuter un peu avec Martin Gavériau lors du passage du bateau aux Bermudes à l'occasion de la Coupe de l'América, après sa traversée de l'Atlantique.
 

LibertyKite
Les utilisations du LibertyKite se multiplient que ce soit pour tirer une pinasse ou un ancien voilier de courses. Un réseau de revendeur existe déjà, et vu l'implication et l'expérience de certains dans le milieu du kiteboat, on peut leur faire confiance.


Armorkite 
Un article est en cours de préparation. Quelques liens vers des vidéos en attendant.

Kiteboat ArmorKite from Imbib on Vimeo.







Kitelab

 

 

Divers


Kite mega sup



Voiture volante 
La voiture Pégase de Vaylon volant sous une aile de parapente  a traversé la Manche le 14 Juin [Ouest France]  [Figaro]. Ce qui est bien c'est que l'hélice utilisée pour la propulsion peut aussi aider au gonflage de l'aile.


Caboteur à voile
Le Chasse-Marée et l'ENSA Nantes organisait un concours de plan pour un caboteur à voile. Un bon sujet pour un kiteboat?


Alex Udin
Une petite citation qui laisse penser que l'initiateur du Flying Phantom s'intéresserait au kiteboat :
"J’ai d’autres projets en tête, avec des bateaux encore plus accessibles pour naviguer en solitaire et en double. Il y a aussi des choses à développer autour des ailes de kitesurf"

Sea glider
Paravane et kite à la semaine de Weymouth atteignant 17.5kt.








Black Pearl
Voici un des plus grands yachts construits (106m). Il fonctionne à la voile (gréément Dykstra similaire au Maltese Falcon) et a été construit par le chantier OceanCo.





1 man-2bar-2 kites
Une vidéo d'un kitesurfeur qui pilote deux ailes à la fois avec deux barres




Maersk
Un article à propos de l'implication de Maersk dans la recherche pour de nouvelles sources d'énergie pour les navires de commerce.

Ptites news AWE

Kitewinder
 Kitewinder présente le KiweeOn
Ils recherchent 20 beta testeurs. Candidature à déposer avant le 1er Septembre.


Minesto
Ils sont en mode fast forward [article euronews]

Etude bibliographique et de marché
Voici une étude bibliographique prenant en compte à la fois les papiers et les brevets dans le domaine.
Elle permet de visualiser les réseaux dans le domaine.

Attention toutefois, à ne pas oublier que les papiers scientifiques et les brevets ne résument pas tous les développements dans le secteur, certains pionniers étant opposés aux brevets ou en dehors des circuits académiques.

Une étude de marché permettrait de compléter le panorama, mais il manquerait encore les forums et blogs des différentes communautés en ligne.

Aenarete [linkedin]
Parmi les noms que je souhaite devenir plus populaires dans les années à venir, il y a celui d'Uwe FechnerIl a proposé son business model sur son site, basé sur la production d'un démonstrateur à destination des universités et écoles. Le tout en open-source. J'adhère à 100%!
La startup de Tu Delft recherchait un développeur logiciel.

TwingTec
Un article sympa où ils proposent de générer l'énergie pour les remontes-pentes dans les Alpes, et une vidéo promotionnelle très professionnelle avec des belles animations.


Kitepower
Kitepower proposait une démo de son système le 23 juin.


SRI : robokite
Page linkedin de Michael Vestel qui a travaillé sur le projet


https://www.sri.com/newsroom/events/arpa-e-energy-innovation-summit
https://arpa-e.energy.gov/sites/default/files/nepa/Categorical%20Exclusion_SRI_AR0000763.pdf


Kitegen
http://mashable.com/2015/06/07/kites-global-energy/#R22mnn2JhgqD

Makani
Makani est apparemment dans le rouge. Malgré le vol de la nouvelle aile, on est loin d'avoir un produit industriel et le prix du baril très bas ne pousse pas à poursuivre les investissements même pour Google.




KPS
Une récente vidéo indépendante présentant l'intérêt des vents d'altitude et présentant notamment KPS (à l'invitation de Shell, investisseur avec Schlumberger) avec des animations présentant le système et notamment la version offshore.
KPS
http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-4544542/Kites-power-5-000-British-homes-2020.html

Moritz DiehlUne vidéo en allemand présentant les travaux de l'équipe de Moritz à l'université de Freiburg autour du carrousel qui permet des tests dans un hangar dans un environnement totalement maitrisé.

KiteX simulateur en ligne
KiteX propose également un simulateur en ligne avec une visualisation et évidemment open-source.
A regarder de plus près

Divers


Eolien flottant
https://www.meretmarine.com/fr/content/dcns-energies-obtient-la-certification-du-bv-pour-son-flotteur-deolienne


Plus grandes éoliennes du monde
Voici un article et une vidéo de la BBC présentant le champ avec les plus grandes éoliennes du monde (195m de haut)


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dimanche 14 mai 2017

Grosse news

A défaut de petites news régulières, voici une grosse news avec de nombreux infos accumulées depuis quelques mois (et plus forcément très fraiches).

Kiteboat

FFVL->FFV
A noter que la Fédération Française de Voile a récupéré la pratique du kite qui était jusqu'alors, exception française, liée à la Fédération Française de Vol Libre.

Foil ou WIG
Avez-vous déjà imaginé un kitesurfer sur un foil? Oui, c'est déjà le passé. Mais imaginez-vous un kitesurfeur sur une aile volante au ras de l'eau avec l'effet de sol? Je crois que c'est l'idée de ce projet.

ENVSN
L'Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques propose maintenant une formation sur la pratique cerf-volant, en complément de la pratique kite.

Ocean Kite Boat
De nouvelles images du bateau sur sa remorque.

Vélo kite
Beaucoup l'ont imaginé, peu l'ont essayé. Florian a testé pour vous!

Kiteboat Project
Voici une rétrospectif du projet



Mike Horn
Vous avez peut-être vu la nouvelle dans les journaux, Mike Horn a traversé l'Antarctique tiré par un kite.

Journée de l'hydrodynamique
Voici un lien vers des papiers présentées aux Journées de l'Hydrodynamique à Brest en Novembre dernier. Il s'agit des papiers concernant la session cerf-volant, notamment autour des travaux en collaboration avec Beyond The Sea.

Yves Parlier
En interview dans la Tête au Carré

SeaWing
Après le projet Beyond The Sea, l'ADEME subventionne le projet SeaWing supporté par Airbus.
 

VKite
Voici la vidéo de test d'une nouvelle aile par Armand Torre, la V'Kite.
"Objectif : créer une aile spécifique pour la traction des bateaux .lancement de l’aile en mono-ligne puis pilotage de celle-ci pour tracter efficacement un bateau"

Handikite
L'handicap impose des contraintes supplémentaires qui forcent à innover.

Poisson volant
Oracle utilisant un kite pour gagner la Coupe de l'América? L'idée était belle, mais c'est pour l'instant encore un poisson du mois dernier.

OKB
Ils cherchent des testeurs!

Race For Water
Martin Gavériaux nous présente le système skysails utilisé sur le bateau Race For Water.
Hâte de les voir arriver aux Bermudes.
 


Trevor JACK from Australia
J'échange depuis quelques temps avec Trevor qui expérimente un kiteboat à foil DIY.
Foiling Kite powered Nacra 5.8 from Trevor Jack on Vimeo.

Airborne Wind Energy

AWESOME
Un projet opensource fonctionnel basé sur ardupilot, incorporant des modes de contrôle pour un drone captif

Kite model
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0307904X17301798

 Offshore kite power
Un cours sur l'énergie des kites pour la production d'énergie en mer, ça vous tente? Et bien c'est raté, c'était le 1er mars à Londres

Moritz DIEHL
Voici une vidéo (en allemand) qui montre le banc de test de l'équipe de Moritz DIEHL, basé sur le principe d'un bras rotatif, et qui semble être passé à l'échelle supérieure.


Science direct Open Access 
Un accès à différent papier sur le kite sur Science Direct de manière gratuite

Boudin gonflable actionneur
Voici un bras gonflable articulé. Peut-être un moyen de contrôler des ailes géantes à la fois souples et rigides une fois gonflées.



Go green
Un appel dans le Guardian afin que les géants du transport maritime se mettent autour de la table pour investir en commun sur des technologies utilisant le vent, comme la technologie de Sky Sails. Sans ça pas d'avenir pour Sky Sails.
https://www.theguardian.com/sustainable-business/2016/aug/16/shipping-emissions-low-carbon-wind-power-climate-change

Wind drones
Voici un article d'Udo Zillmann, impliqué dans l'investissement et la recherche de fonds pour le développement de l'Airborne Wind Energy. Il propose notamment de parler de drones plutôt que de cerfs-volants pour profiter de la vague drone.
https://www.linkedin.com/pulse/producing-energy-drones-udo-zillmann

Skeiron
Une autre entreprise cherchant à capteur l'énergie du vent en altitude, mais aussi à s'attaquer au marché de la surveillance.

Kitex
Un projet danois de production d'énergie électrique avec des kites planeurs et qui a l'air bien sympa.

Divers

Paramoteurs électriques
Voici un projet de paramoteur électrique pour le transport de petite charge, inspiré d'un projet de paramoteur électrique rechargé en photovoltaique et DIY!

Tethered RC
Un piquet, une fil, un avion télécommandé électrique et voici un carroussel!


Kiteboard hero
Il s'agit d'un jeu (payant) de kitesurf sur android ou iphone. Les critiques ont l'air bonne.

Monjet Ninox
Voici un nouveau concept d'aile de kite (hybrid single skin), à la fois à caisson et monopeau, et capable de redécoller depuis l'eau. A suivre






dimanche 29 janvier 2017

SkyChaser

Lors de la soutenance WindEEPP, j'ai appris l'existence du projet WindChaser (site, facebook).
Il s'agit d'un projet de drone captif dont l'objectif est de filmer un voilier depuis le ciel, dans le cadre de l'activité projet à l'école Centrale de Lille.
J'ai pu trouvé quelques informations supplémentaires sur des forums (forumdrone, diydrones)

J'ai également pu rencontrer Karl Julien, secrétaire de l'équipe, et nous avons pu discuter des choix de l'équipe (certains mauvais à mon sens) et réfléchir à des alternatives (à base de cerf-volant notamment!).

J'ai effectué une petite veille sur le sujet des cerfs-volants de surveillance qui peuvent servir de mat virtuel à partir d'un navire.

L'Histoire nous parle des Bergeronnettes, autogires tractés, utilisés depuis les sous-marins allemand pendant la seconde guerre mondiale.

Plus récemment, on voit un retour d'un câble attaché à différents drones, à la manière d'un cerf-volant, principalement dans le but d'augmenter leur endurance. Mais cela permet également de réduire le risque de perte de contrôle et de faciliter l'identification du propriétaire du drone.
Cela a permis au drone fotokite d'être le premier certifié pour voler au dessus du public (une version ne présente pas le câble électrifié).
La ligne peut également servir de capteur pour la position du drone, ce qui permet de voler en intérieur, ou de réduire le risque en cas de perturbation gps (par exemple scintillement fréquent au coucher du soleil, et connu pour poser des soucis sur les bateaux en positionnement dynamique 24h sur 24).

Voici en vrac, une sélection de tels drones captifs montrant l'engouement actuel pour cette solution. L'utilisation sur un navire en déplacement, ou subissant un vent fort, reste cependant problématique pour les quadrirotors, tout comme l'utilisation d'un ballon.

http://www.tethereddrones.com/

http://elistair.com/safe-t-tethered-drone-station/

http://cardinalsecurity.co.uk/tethered-drone-systems/

http://cyphyworks.com/parc/

https://www.mistralsolutions.com/defense-solutions-page/defense-product-page/homeland-security-solutions/24-x-7-tethered-drone/

http://www.aeromana.com/technology/

http://www.ecagroup.com/en/solutions/tethered-mini-uav-permanent-surveillance


Des applications maritimes, par exemple avec un radar, sont bien sûr déjà imaginées.

Et pour se divertir voici un exemple de drone partiellement captif lancé depuis un bateau pour pêcher!
https://www.facebook.com/pescaesportivabrasil/videos/1321155254607304/

samedi 21 janvier 2017

Soutenance WindEEPP 2.0 : un succès!

Hier avait lieu la soutenance de WindEEPP à l'école Centrale de Lille.
Cette soutenance clôturait le travail des 7 étudiants pendant 3 semestres, que j'ai suivi de plus ou moins loin en tant que partenaire, auteur du blog robokite.

Après un accueil et une présentation de qualité du contexte et des objectifs (mais aussi de l'organisation mise en place pour atteindre ces derniers), les résultats du prototype ont été présentés. Si l'énergie récupérée reste anecdotique et largement en dessous des espérances à cause de mauvais rendement, c'est à mon sens une grande avancée vers un système mobile et open source de production d'énergie à partir d'un cerf-volant.
J'ai été impressionné par l'engagement de l'équipe qui a également su transférer son enthousiasme à l'équipe enseignante (Alexandra Branco, Christophe Sueur et Patrick Bartholomeus notamment).

Le projet a attiré l'attention d'Eric Harlé, ancien de Centrale Paris et de Engie, qui s'est glissé in extremis dans le jury et qui pourrait apporter son soutien pour la suite du projet. Le soutien d'un industriel permettrait de justifier un super-projet sur lequel pourrait travailler 21 étudiants.

Flore-Anne et Lucile, de l'équipe précédente, ont également pu assister à la soutenance.
L'équipe s'est ensuite montrée disponible pour répondre aux questions sur le projet et pour des discussions plus larges sur l'avenir de l'Airborne Wind Energy.

Nous n'avons malheureusement pas pu avoir de démonstration complète du prototype, le vent faisant défaut.

La présentation n'a malheureusement pas été filmée, mais vu les bons résultats du groupe, ils devront refaire une présentation dans quelques mois.

Il a également été discuté d'une démonstration lors du North Shore Contest, organisé par l'association EDHEC North Race qui aura lieu les 22 et 23 Avril au Touquet. Et probablement bien d'autres à venir!

Et j'ai encore oublié de faire une photo de groupe. A défaut, une photo de la clé USB contenant une partie de la documentation du projet, le reste se trouvant sur le drive :


Quelques infos pertinentes :
Pour avoir le droit de faire ses essais Ampyx Power a réservé l'espace aérien en déclarant qu'il s'agissait d'un largage de parachutistes. Ils font maintenant des tests en Australie où la réglementation est plus souple.
Lors du rembobinage, l'aile avait parfois tendance à passer au-dessus du zenith ce qui limitait la vitesse maximale de rembobinage pour un cerf-volant à deux lignes.
Le pilotage lors des essais était bien effectué en manuel, sans le moteur permettant le pilotage (ce que ne montre pas les vidéos). Des tests précédents avaient cependant montré la possibilité de faire du pilotage (sans production d'énergie à l'époque).